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Togo : L’importance de la certification pour les entreprises débattue lors de la 3e édition de la rencontre nationale sur l’entreprenariat ( Di-Keti)

Au-delà des financements et de l’accès aux marchés, c’est désormais la qualité des produits et la conformité aux normes qui pourraient déterminer la capacité des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) togolaises à franchir un nouveau cap.

C’est le principal enseignement de la troisième édition de Di-Kéti, la rencontre nationale sur l’entrepreneuriat ouverte le vendredi 3 juillet 2026 à Lomé, où experts, investisseurs et décideurs convergent autour d’un même constat : la pérennité des entreprises passe par leur professionnalisation. L’initiative est pilotée par le ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire, à travers l’Agence de Développement des Très Petites et Moyennes Entreprises (ADTPME).

Invité d’honneur de cette édition, le président-directeur général de Bloomfield Investment Corporation, Stanislas Zézé, a particulièrement insisté sur la nécessité, pour les entrepreneurs togolais, d’intégrer les standards de qualité dès les premières étapes du développement de leurs activités.

Pour le financier ivoirien, construire une entreprise performante relève d’un processus progressif qui nécessite un accompagnement constant. C’est, selon lui, tout l’intérêt d’une plateforme comme Di-Kéti, conçue pour diffuser les bonnes pratiques entrepreneuriales et rapprocher les porteurs de projets des exigences du marché. « Construire un écosystème entrepreneurial prend du temps. Ce n’est pas de la magie. Le plus important est d’entrer dans le processus », a-t-il résumé.

A la faveur d’une interview accordée aux médias en marge de la cérémonie d’ouverture de l’événement, Stanislas Zézé s’est montré particulièrement attentif aux activités de transformation agroalimentaire. Selon lui, la certification ne constitue plus un simple avantage concurrentiel, mais une condition indispensable à la crédibilité des entreprises.

« Lorsqu’on parle de produits destinés à la consommation, il y a des enjeux de santé publique. Beaucoup n’étaient pas encore certifiés, parfois parce que les jeunes entrepreneurs n’en percevaient pas la nécessité. Aujourd’hui, ils comprennent que cette démarche protège à la fois le consommateur et l’entreprise », a-t-il expliqué.

L’expert rappelle qu’au-delà des risques commerciaux, l’absence de conformité peut engager la responsabilité juridique des producteurs en cas de préjudice causé aux consommateurs. Pour lui, la certification représente une étape incontournable vers l’accès aux marchés structurés, régionaux et internationaux

Le dirigeant de Bloomfield estime toutefois que cette montée en qualité ne peut s’opérer sans un accompagnement des entreprises. « Les jeunes entrepreneurs montrent une véritable volonté d’évoluer. Ils veulent apprendre, progresser et adopter les bonnes pratiques. C’est très encourageant », observe-t-il, soulignant les progrès constatés entre les différentes éditions de Di-Kéti.

Sercom

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