Sénégal : Le gouvernement veut étendre le développement du secteur privé au-delà de Dakar
La Stratégie nationale de développement du secteur privé et de promotion de l’investissement (Sndspi) est en marche dans la capitale sénégalaise (Dakar). Aujourd’hui, la région de Dakar génère à elle seule 46 % du Produit intérieur brut (Pib). Si l’on y ajoute Thiès et Diourbel, ce trio concentre 62 % de la richesse nationale, laissant le reste du territoire dans une forme de périphérie économique.
Selon le rapport de la Sndspi des régions comme Saint-Louis ou Kédougou jouissent d’une densité entrepreneuriale élevée et de ressources naturelles significatives. Mais souffrent d’un déficit criant d’aménagements structurants et d’une centralisation des services d’appui qui découragent l’investissement hors de la capitale.
Pour faire face à ce déficit, le ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération déploie des services de proximité. Au coeur du dispositif : les « Maisons de l’entreprise » et des centres de services partagés. L’objectif est de décentraliser le dispositif existant au niveau des régions et des Pôles territoires. L’idée n’est pas de partir de zéro, mais de renforcer et de coordonner l’existant
Des structures comme le Fongip et l’Apix ont déjà entamé leur mue territoriale. Ces nouveaux espaces offriront aux Pme, Tpe et unités artisanales un accès à des équipements techniques, logistiques et numériques souvent inaccessibles pour les petites bourses. Pour les zones les plus reculées, l’État mise sur le déploiement de services mobiles, la dématérialisation des procédures administratives et la mutualisation des systèmes d’information, pour une meilleure réactivité.
En plus de l’appui logistique, la Sndspi vise une mutation profonde du modèle de croissance. L’objectif principal est de valoriser l’identité économique de chaque terroir pour augmenter la productivité globale et créer des emplois durables.
Salimata Gueye
