Maroc : Un nouveau fonds d’investissement de 200 millions d’euros en préparation pour les entreprises
La Société financière internationale, entité du Groupe Banque mondiale spécialisée dans le financement du secteur privé, envisage un investissement maximal de 25 millions d’euros dans Amethis MENA Fund III. Ce véhicule d’investissement de 200 millions d’euros ciblera principalement des entreprises de petite capitalisation situées au Maroc et en Égypte.
Succédant à Amethis MENA Fund II, créé en 2021 avec des engagements de 120 millions d’euros, ce troisième fonds sera administré par Amethis MENA III General Partner, société établie au Luxembourg et codirigée par Luc Rigouzzo et Laurent Demey.
L’intervention de l’IFC comprend un investissement direct en fonds propres, complété par une facilité de co-investissement de 15 millions d’euros destinée à soutenir des opérations spécifiques.
L’institution considère que sa participation est stratégique pour la réalisation de la première clôture du fonds, dans un environnement de mobilisation de capitaux particulièrement contraint en région MENA. Elle devrait également jouer un effet d’entraînement en attirant d’autres investisseurs institutionnels et contribuer à l’atteinte de l’objectif de levée de 200 millions d’euros.
Le fonds vise l’acquisition de participations minoritaires et majoritaires dans des entreprises opérant dans les services aux entreprises, la santé, l’industrie, la distribution, les infrastructures, l’énergie et les technologies. Au Maroc, il représente une nouvelle source de financement pour des entreprises à fort potentiel de croissance mais confrontées à des contraintes d’accès au capital.
L’IFC met en avant l’impact attendu du fonds sur l’élargissement de l’accès au capital-investissement pour les PME, avec une attention particulière aux entreprises détenues par des femmes. Elle estime par ailleurs que la performance d’Amethis MENA Fund III pourrait avoir un effet structurant sur la confiance des investisseurs institutionnels et sur le développement de l’écosystème régional.
Alain Basseau
