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Tchad/Soutien à l’investissement privé : état, secteur privé et banques signent une convention de coopération

Le gouvernement tchadien, les établissements bancaires et les représentants du secteur privé ont signé vendredi dernier, à l’Hôtel des Finances à N’Djamena, une convention-cadre destinée à faciliter le financement des investissements privés.

La convention a réuni le ministère des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, le ministère du Commerce et de l’Industrie, l’Association professionnelle des établissements de crédit du Tchad (APEC-Tchad), le Patronat tchadien et la Chambre de commerce. Elle vise à organiser la coopération entre les différents acteurs en vue de stimuler l’investissement.

Le dispositif doit notamment faciliter l’accès aux banques, améliorer la « bancabilité » des projets, encourager les cofinancements et les prêts syndiqués, soutenir les PME tchadiennes susceptibles de devenir fournisseurs ou sous-traitants de grands investisseurs et favoriser la bancarisation des flux générés par les nouveaux investissements.

Les banques pourront examiner différents instruments, allant des crédits d’investissement et d’équipement aux facilités de trésorerie, avances sur marchés et factures, crédits documentaires et garanties bancaires. Pour les projets dépassant les capacités d’un seul établissement, le texte prévoit également la possibilité de constituer des pools bancaires ou de rechercher des cofinancements et des mécanismes de partage des risques.

Pour rendre le dispositif opérationnel, la convention prévoit la mise en place d’un « guichet de facilitation » chargé notamment d’orienter les investisseurs et de faciliter les échanges avec les banques et les administrations. Un comité réunissant les différentes parties devra également assurer le suivi des projets, des difficultés rencontrées et des éventuels mécanismes de garantie ou de cofinancement.

Toutefois, précise l’accord, chaque banque conserve son entière autonomie pour apprécier le risque, fixer ses conditions financières, déterminer les garanties nécessaires et accepter ou refuser un crédit. Aucun investisseur ne pourra donc invoquer la convention pour contraindre une banque à financer son projet.

La convention prend en compte différents secteurs d’activités, avec une attention particulière pour les investissements créateurs d’emplois, favorisant les exportations, la transformation locale ou le transfert de technologies.

Maya Katidjata

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