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Niger / Projet gouvernementale d’entrepreneuriat agricole des jeunes (PIDAJ) : La BAD met sur la table un montant de 95 milliards FCFA

Suite à une requête officielle du gouvernement nigérien, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Maman Laouali Abdou Rafa, gouverneur de la BAD pour le Niger, et le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Sidi Ould Tah, ont signé mardi 26 mai 2026 à Brazzaville (Congo), un accord en marge des Assemblées générales annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (AfDB), afin de mettre en œuvre un programme d’entrepreneuriat agricole destiné aux jeunes.

Financé à hauteur de 172 millions de dollars, soit environ 95 milliards de francs CFA, par le Groupe de la Banque, le Programme intégré de développement de l’agri-entrepreneuriat des jeunes et d’innovation technologique et financière (PIDAJ) s’inscrit dans les priorités stratégiques définies dans le Programme de la Refondation de la République (2025-2029).

L’accord intervient Dans un contexte de fragilité marqué par un taux de chômage élevé (25,5 %), une pauvreté extrême (41,2 %) et une vulnérabilité croissante des jeunes et des femmes, en particulier dans les zones rurales et agropastorales.

L’objectif principal de cet accord est de créer des solutions économiques durables au niveau de l’institution financière panafricaine.

Le secteur agricole offre un fort potentiel de création d’emplois à travers le développement de l’agripreneuriat et regorge d’énormes potentialités. Ainsi, à travers une approche multisectorielle, le PIDAJ vise à exploiter ce potentiel en renforçant les systèmes de formation professionnelle agricole, l’inclusion financière, l’accès à la terre, aux marchés et aux services digitaux tout en promouvant les mécanismes de gestion et d’atténuation des risques des investissements. La modernisation des curricula, des infrastructures et équipements des lycées professionnels agricoles (LPA), des centres de formation aux métiers agricoles (CFMA), des centres d’agripreneuriat et des incubateurs universitaires, en adéquation avec le marché du travail, permettra de former une masse critique de jeunes qualifiés, aptes à s’insérer durablement dans l’économie et à créer des opportunités d’emploi et d’auto-emploi.

Le programme privilégie une approche holistique combinant formation et appui à l’insertion avec une forte implication du secteur privé dans l’offre de formation et la gouvernance de l’EFTP ainsi que dans l’encadrement des jeunes agripreneurs.

D’après les détails du programme, qui sera placé sous la tutelle du ministère du Commerce, les principales réformes envisagées pour soutenir la mise en œuvre du PIDAJ vont se traduire par la création d’une Agence nationale de promotion de l’entrepreneuriat communautaire des jeunes ; l’institutionnalisation du Fonds de financement des jeunes entrepreneurs (FFJE) ; la révision de la Stratégie nationale de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes ; et l’élaboration de la nouvelle politique de l’enseignement et de la formation professionnelle et technique.

Kadjal Mariama

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