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RDC : le patronat rencontre le gouvernement pour exprimer ses préoccupations

Le gouvernement congolais a rencontré les opérateurs économiques le mardi dernier. Cette rencontre avait pour objectif de faire un plaidoyer à l’Etat, afin de faciliter l’exercice de leurs activités économiques en particulier la fiscalité.

Placée sous le thème : « Gouvernance économique et amélioration de climat des affaires », cette concertation fait suite aux échanges que le gouvernement a eu au cours des trois derniers mois avec le patronat congolais qui lui a soumis un certain nombre de préoccupations qui touchent l’exercice de ses activités économiques.

« Le patronat congolais a soumis au gouvernement un certain nombre de préoccupations au cours de trois derniers mois qui touchent à la fiscalité, à la protection de l’industrie locale vis-à-vis de la concurrence déloyale venant des pays voisins et de la protection des petits commerces, réservés aux Congolais », a déclaré Daniel Mukoko, vice-Premier ministre et ministre de l’Economie nationale.

Au cours de cette rencontre , quatre panels ont été organisés en vue de discuter sur ces questions qui nécessitent des réponses claires de la part du gouvernement congolais. « C’est dans une ambiance d’échange franc et ouvert que nous allons continuer à aborder avec mon collègue des Finances pour que nous puissions rassurer le patronat congolais en ce qui concerne les réformes fiscales envisagées par le gouvernement pour faciliter l’exercice des activités économiques par le patronat », a soutenu Mukoko Samba.

Il a par ailleurs,  promis de réunir une fois de plus le patronat congolais, particulièrement la Copemeco et la Fenapeco, pour de nouveaux échanges, en associant cette fois-ci son collègue des Finances pour échanger sur les préoccupations liées à cette structure.

Pour sa part, M. John Muenda, directeur général de « Premium Food », a axé son exposé  sur des produits laitiers qui ne sont pas épargnés par la concurrence, pour la promotion de la production locale, c’est-à-dire les taxes qui apparaissent à l’importation des intrants de ces produits.

« Ces taxes ont été mises pour protéger notre économie, mais lorsque nous les mettons sur ces intrants, cela rend notre production locale non compétitive par rapport à celle des pays voisins », a-t-il précisé.

John Muenda a, par conséquent, préconisé une taxation pour les matières premières et une autre pour les produits finis comme cela se fait sous d’autres cieux.

Quant à Mme Bucumi Catherine, représentante de la Bralima, elle a soutenu sur la protection de l’industrie locale, l’impact des zones économiques spéciales sur l’industrie locale et la concurrence déloyale. Après un constat sur le secteur brassicole inondé par les produits en provenance des pays voisins de manière légale ou illégale et qui est source de la concurrence déloyale, l’oratrice a toutefois, déploiré le coût élevé des droits d’accise en République démocratique du Congo qui sont les plus élevés par rapport à plusieurs pays au monde. Selon lui, cette situation rend moins compétitif les produits locaux.

Pour ce faire, Mme Bucumi Catherine a demandé au gouvernement de porter au cœur de ses préoccupations cette question en examinant la structure de certains prix des produits stratégiques afin d’être plus compétitif afin d’être plus compétitif et protéger l’industrie locale.

Mouidjo Dosso

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