Maroc : La Confédération marocaine des TPE-PME organise ses premières assises nationales en juin 2026
Au Maroc, les très petites entreprises (TPE) constituent, selon la Confédération marocaine des TPE-PME, 97% du tissu économique national. Malgré ce poids considérable dans la création de richesse et d’emplois, elles demeurent les structures les moins accompagnées, les plus exposées aux aléas économiques et les moins valorisées dans les politiques publiques. C’est pour répondre à ce paradoxe que seront organisées, les 27 et 28 juin 2026, les premières Assises nationales des TPE.
L’événement, présenté comme une première dans le paysage économique national, coïncidera avec la Journée mondiale des petites entreprises, célébrée chaque 27 juin sous l’égide des Nations unies. Les organisateurs veulent en faire un rendez-vous de référence consacré à la reconnaissance du rôle des TPE dans l’économie marocaine, ainsi qu’à l’élaboration de réponses concrètes à leurs difficultés structurelles.
La Confédération insiste sur la nécessité de dépasser le simple constat. L’objectif affiché est de passer « du diagnostic à l’action » en réunissant pendant deux jours des décideurs publics, des institutions financières, des partenaires économiques, ainsi que des acteurs de terrain. L’enjeu est de co-construire des solutions opérationnelles en faveur de ces entreprises de très petite taille, souvent confrontées à des obstacles administratifs, financiers et réglementaires persistants.
Les débats annoncés porteront sur plusieurs priorités jugées stratégiques. Parmi elles figurent l’accès au financement, à la commande publique et au foncier, mais aussi la formalisation des activités, l’adaptation du système fiscal, l’évolution du code du travail, le renforcement de la protection sociale et l’accélération de la transformation digitale. Autant de chantiers qui, selon les initiateurs des Assises, conditionnent la survie, la croissance et la pérennité des TPE.
Les organisateurs souhaitent également mettre en lumière des problèmes plus directement opérationnels, souvent dénoncés par les petites structures. Il s’agit notamment des délais de paiement, des refus de règlement et, plus largement, des anomalies structurelles qui fragilisent leur trésorerie et leur capacité à se développer. Ils entendent aussi questionner les dispositifs et programmes d’appui déjà existants, jugés trop souvent conçus sans implication réelle des TPE elles-mêmes et donc mal adaptés à leurs besoins spécifiques.
Au terme de ces travaux, les premières Assises nationales des TPE devraient déboucher sur des engagements présentés comme concrets, avec en perspective la production d’un « Livre blanc des TPE ». Ce document est appelé à servir de base de référence pour orienter les politiques publiques et guider l’action des partenaires économiques et institutionnels.
À travers cette initiative, les organisateurs lancent un appel à l’ensemble des parties prenantes : ministères, banques, institutions, partenaires économiques et médias sont invités à rejoindre la dynamique. L’ambition affichée est de faire de ces Assises un moment de mobilisation collective autour d’un segment du tissu entrepreneurial souvent essentiel dans les faits, mais encore insuffisamment pris en compte dans les dispositifs de soutien.
Sercom
