BRVMC0 4036100e 754f 4652 9ace

Ghana : Le centre de promotion des investissements (GIPC) va supprimer l’exigence de capital minimum pour les investisseurs étrangers

Dans le cadre de la révision prochaine de la loi sur le Centre de promotion des investissements du Ghana (GIPC), le Ghana a décidé de supprimer l’exigence de capital minimum pour les investisseurs étrangers. L’annonce a été fait par le président ghanéen John Dramani Mahama lors du Forum présidentiel sur l’investissement au Japon le 20 août dernier,

Selon les dispositions jusque-là en vigueur, les opérateurs économiques étrangers sont tenus d’investir les montants allant de 200 000 dollars à 1 000 000 de dollars en espèces ou en biens d’équipement et sous forme de participation.

Il s’agit de 200 000 dollars pour les coentreprises (avec une participation d’au moins 10% d’un Ghanéen) ; 500 000 dollars pour les sociétés entièrement détenues par des étrangers ; et enfin 1 000 000 de dollars pour les sociétés commerciales.

Cette réforme annoncée qui entre dans la stratégie de promotion des investissements étrangers vise à faciliter l’implantation et le développement d’entreprises de toutes tailles sur le sol ghanéen, ainsi que la création d’emplois, avec un accent particulier sur des secteurs clés tels que l’industrie manufacturière, l’agroalimentaire, l’énergie et l’innovation numérique. En supprimant l’exigence de capital minimum, le Ghana se positionne désormais comme un marché plus inclusif et compétitif, capable d’attirer aussi bien de grands investisseurs que des entrepreneurs de taille modeste.

« Que vous apportiez 50 000 dollars ou 100 000 dollars, vous pouvez créer et développer votre entreprise au Ghana », a assuré le chef de l’État, soulignant la volonté de son gouvernement d’abaisser les barrières à l’entrée et d’attirer davantage de capitaux mondiaux.

Le président Mahama a mis en avant les améliorations macroéconomiques enregistrées depuis le début de l’année. A savoir premièrement que l’inflation, qui avait atteint près de 23% en 2024, est tombée à 13,7% et devrait atteindre un chiffre à un seul chiffre d’ici la fin de l’année. Secundo, le cedi figure parmi les monnaies africaines les plus performantes cette année. Et tertio, le pays a été reclassé du statut de ‘’junk » à B- avec perspective stable, témoignant de la confiance retrouvée des marchés. Ces indicateurs confortent la stratégie du Ghana visant à renforcer la stabilité et à stimuler la croissance économique, tout en créant un environnement plus attractif pour les investisseurs internationaux.

Larrisa Kedjoun

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *