Gabon / Soutien aux entreprises : Le gouvernement s’engage dans une grande opération de règlement de sa dette intérieur
Dans le cadre de l’opération de régularisation de sa dette intérieure, contractée auprès des entreprises entre 2022 et 2025, le gouvernement gabonais invite tous les opérateurs économiques disposant d’ordonnances en instance de paiement à les déposer au Trésor public au plus tard le 30 septembre 2025.
Selon le ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations., Henri-Claude Oyima, l’objectif est de vérifier la réalité des engagements contractés et d’assurer une transparence totale dans le processus de remboursement. L’Etat gabonais souhaite remettre de l’ordre dans les finances publiques et en finir avec les retards de paiement qui fragilisent les entreprises prestataires de l’État. Il espère ainsi créer un climat plus favorable aux affaires.
« Ces ordonnances doivent être accompagnées de toutes les pièces justificatives nécessaires telles que les conventions de marché, les bons de commande, les ordres de service, les factures certifiées « services faits », les déclarations fiscales et sociales, ainsi que les procès-verbaux de réception. Cette opération poursuit trois objectifs principaux. Le premier est de procéder au règlement effectif des dettes intérieures dues aux entreprises. Le second est de prévenir les tensions de trésorerie lors de l’exécution de la Loi de finances 2026, en évitant que les arriérés du passé ne viennent alourdir les charges budgétaires futures. Enfin, le gouvernement souhaite restaurer la crédibilité de la signature de l’État. Tout engagement budgétaire doit être payé dans un délai maximum de 90 jours, conformément à la loi », a soutenu le ministre.
Pour la bonne marche de cette vaste opération de régularisation, le ministère de l’Economie a mis en place des mécanismes de suivi, comme la ‘’ Journée comptable’’, afin de garantir le traitement rapide des dossiers déposés.
Selon les données officielles, la dette intérieure gabonaise s’élevait à 2196 milliards FCFA en février 2025, avec une concentration des remboursements (78% du total) sur la période 2025-2027. Cette situation créait une pression importante sur les finances publiques et limitait la capacité d’investissement de l’État.
Dosso Mouidjo
