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Maroc/ Tamwilcom lance  » Jossour 2030  » un gros dispositif d’appui financier aux TPME

Avec sa nouvelle stratégie « Jossour 2030 », Tamwilcom vise plus haut pour le financement des entreprises. L’objectif : mobiliser plus de 300 milliards de dirhams, accompagner 435 000 bénéficiaires dont 330 000 micros et très petites entreprises d’ici 2030, et renforcer l’appui aux TPME grâce à des garanties élargies, une présence territoriale renforcée et de nouveaux outils de cofinancement.

Au-delà des chiffres, Jossour 2030 ouvre un nouveau cycle pour Tamwilcom, qui veut jouer pleinement son rôle de passerelle entre les besoins de financement de l’économie et les acteurs capables d’y répondre.

« Notre vocation est d’être des ponts : entre entrepreneurs et financement, porteurs de projets et structures d’accompagnement, startups et investisseurs, mais aussi entre territoires et développement », explique Saïd Jabrani. Le nom « Jossour », pluriel du mot « pont » en arabe, illustre cette volonté de connecter les différents écosystèmes pour accélérer la croissance.

Pour passer rapidement à l’action, Tamwilcom a annoncé plusieurs mesures applicables dès juin 2026 :

1. Élargissement des garanties : le plafond de chiffre d’affaires éligible passe de 200 à 500 millions de dirhams, intégrant davantage d’entreprises de taille intermédiaire et de grandes PME.

2. Soutien aux TPE : le taux de couverture des crédits accordés aux très petites entreprises grimpe à 75% pour faciliter leur accès au financement bancaire.

3. Cofinancement ciblé : priorité aux femmes entrepreneures, aux Marocains du monde investissant au Maroc et aux projets de transition énergétique. Ces bénéficiaires profitent déjà de taux préférentiels : 2% pour l’entrepreneuriat féminin, 2,5% pour les MDM et les projets verts.

Du côté de la CGEM, le président Mehdi Tazi souligne que l’enjeu dépasse la création d’entreprises : il faut leur permettre de franchir des paliers de croissance. Or, seulement 0,5% des micro et petites entreprises parviennent à changer de catégorie.

Alors que les TPME forment l’essentiel du tissu productif marocain, elles ne captent que 40% des crédits aux entreprises privées, contre plus de 50% dans les pays de l’OCDE, 65% au Japon et près de 80% en Corée du Sud. Le déficit de financement des TPME formelles est estimé à près de 200 milliards de dirhams. Dans ce contexte, Jossour 2030 se positionne comme un levier clé pour combler cet écart et soutenir la croissance.

Mouadji Falhed

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