Brazzaville : Le ministre de l’emploi et de l’entreprenariat rappelle aux entreprises leur obligation légale de privilégié la main d’œuvre locale
Dans le but de faire face à une demande croissante d’intégration des nationaux sur le marché du travail, le gouvernement a décidé de booster l’employabilité des Congolais. Pour réussir ce pari, le 28 mai 2026, le ministre de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat et de la Formation qualifiante, Rodrigue Charles Malanda-Samba, a appelé les entreprises publiques et privées à jouer leur rôle d’obligation légale de privilégier la main-d’œuvre locale.
Cet appel du gouvernement concerne les entreprises de tout genre, les sociétés de sous-traitance, les prestataires de services et les agences de travail temporaire.
Désormais, le recrutement, le maintien ou le renouvellement de contrat d’un travailleur étranger ne seront autorisés qu’à une condition stricte : la preuve formelle de l’absence ou de l’insuffisance de compétences nationales équivalentes.
Cette carence devra être systématiquement constatée et validée par l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE). Comme le souligne la circulaire, « les emplois pour lesquels il existe des compétences congolaises disponibles doivent être pourvus prioritairement par des travailleurs de nationalité congolaise ».
Le directeur général de l’ACPE, Jean Pinda Niangoula, précise que cette directive ne constitue pas une fermeture du marché du travail aux étrangers, mais un rappel à l’ordre nécessaire.
« Lorsqu’un poste peut être occupé par un Congolais, ce poste doit d’abord lui être proposé. Le recours à un travailleur étranger doit être justifié par l’absence ou l’insuffisance des compétences nationales disponibles », a-t-il expliqué.
Cette note s’appuie sur un cadre juridique déjà existant, notamment le Code du travail congolais de 1975 modifié, la loi portant création de l’ACPE ainsi que la Convention 143 de l’Organisation internationale du travail, ratifiée par le Congo en 2023, qui autorise les États à réguler l’accès à l’emploi.
Il rappelle que cette circulaire est d’application immédiate et les entreprises contrevenantes s’exposent désormais à des sanctions, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Kocani M’Bang
