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Maroc : La Confédération générale des entreprises du Maroc à un nouveau Président

Candidat unique, Mehdi Tazi a été élu nouveau président de la Confédération générale des entreprises du Maroc le jeudi 14 mai 2026. Cette Assemblée générale élective de la CGEM, a mobilisé un parterre de patrons d’entreprises à Casablanca. Il succède Chakib Alj, qui aura passé deux mandats consécutifs à la tête de cette organisation. Le nouveau président a été élu à l’unanimité pour un nouveau mandat de trois ans et Mohamed Bachiri, son vice-président.

Une élection perçue comme un plébiscite en faveur d’une candidature dont les membres jouissent d’une grande crédibilité et d’une expérience largement suffisante pour porter les futures ambitions de la confédération patronale. Pour ses pairs, Mehdi Tazi prend les rênes de la CGEM dans un climat macroéconomique national difficile marqué par une accélération des réformes économiques et des incertitudes pesantes sur les marchés internationaux.

En plus de son expérience au sein de la CGEM, Mehdi Tazi jouit d’une grande connaissance des milieux des affaires. Ancien PDG de de la compagnie, Saham Assurances, avant sa cession par le groupe Saham de Moulay Hafid Elalamy au géant sud-africain, Sanlam, M. Tazi entre de plein fouet dans le monde de l’entreprenariat en fondant en 2017 sa propre entreprise, ASK Capital. Une holding présente dans les métiers de l’assurance, l’immobilier et le service aux entreprises. A peine quelques années après sa création, ASK Capital emploie aujourd’hui environ 500 personnes et son chiffre d’affaires s’élève d’ores et déjà à 500 millions de dirhams.

En plus de sa casquette d’homme d’affaires, le nouveau président de la CGEM semble particulièrement actif dans le monde institutionnel et académique. C’est ainsi que Mehdi Tazi est membre dans plusieurs organisations publiques : CIMR, CNSS, Tamwilcom, AMDIE, Fondation marocaine du préscolaire et ISCAE. Ce diplômé de Télécom Paris en 1999 et titulaire d’un MBA de l’INSEAD ne cache pas ses ambitions pour l’entreprise marocaine.

Il souhaite accélerer le développement de l’entrepreneuriat au Maroc au moment où l’économie nationale abrite de grands chantiers d’infrastructure.  Il place son mandat sous le sceau de l’amélioration du climat des affaires avec un programme fondé sur l’accélération de la simplification administrative, la réforme du code du travail et l’amélioration de la fiscalité locale, avec une intégration rapide de la digitalisation et la numérisation des procédures.

Ben Saoud

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