Burkina Faso /3e édition du Forum international sur l’investissement boursier (FIIB) : Crise de liquidité, culture boursière et digitalisation au centre des travaux
La 3ème édition du Forum International sur l’Investissement Boursier (FIIB) a fermé ses portes le jeudi dernier à Ouagadougou, capitale politique du Burkina Faso.
L’évènement a connu grand succès cette année. Plus de 800 participants dont 200 décideurs ont pris part à ce rendez-vous d’idées et de propositions. La cérémonie de clôture a été présidée par le conseiller technique du Ministre de l’Economie et des Finances du Faso.
Durant deux jours, les participants venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Maroc, du Sénégal, du Togo, du Canada et du Luxembourg ont réfléchi sur le thème « Innover pour attirer : Repenser les marchés boursiers africains à l’ère de la finance numérique.
Les travaux ont commencé par un panel inaugural placé sous le thème « Marchés financiers africains à l’ère du numérique : Quelles réformes stratégiques pour attirer les capitaux et soutenir la transformation économique du continent.
Le FIIB s’inscrit dans la continuité des conclusions précédentes notamment la nécessité de combler la faiblesse de la culture boursière, de résoudre la crise de la liquidité et de tirer meilleure partie de la digitalisation.
Cette 3ème édition a été marquée par des panels animés par des experts sur des sous thèmes : Produits financiers innovants : ETF, Sukuk, produits dérivés, titrisation ; FinTech et Bourse : Comment la technologie transforme les pratiques d’investissement ? ; Améliorer la liquidité des marchés : Quelles solutions innovantes ? ; Markéting Boursier : Comment attirer davantage d’investisseurs étrangers ?
Elle a été également marquée par deux sessions de Master Class. Ce forum a montré que les marchés financiers africains ont un réel potentiel qui serait mieux exploité si un environnement favorable était créé et si les populations étaient bien informées.
Sans oublier la faiblesse de l’éducation financière et de la culture boursière explique en partie la non exploitation des opportunités offertes par les marchés financiers.
Des exposants ont démontré que la rigidité des dispositions règlementaires peut-elle freiner le développement du marché financier.
Des recommandations ont été faites. Au nombre de ces recommandations, l’on note la promotion de l’éducation financière par des actions d’information des populations ; engager des réformes et revoir les curricula dans les écoles pour enseigner des techniques boursières ; encourager le partage d’expériences des personnalités avec les étudiants lors des conférences ; encourager les banques et les entreprises à s’inscrire dans le système de notation pour renforcer leur crédibilité.
À la cérémonie de clôture, le président Directeur Général de la SA2IF a précisé que le FIIB n’est pas seulement un rendez-vous mais le reflet de l’ambition collective de faire avancer le marché boursier et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour l’investissement.
Mohamed Kaboré
